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Prise en charge1

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Devrai-je effectuer des contrôles de suivi et pourquoi ?

Il est absolument nécessaire que vous fassiez des contrôles de suivi afin que le médecin puisse évaluer l’évolution de votre maladie coronaire. Il en profitera pour faire le point avec vous sur votre hygiène de vie et vos facteurs de risque. Si vous avez eu une angioplastie, une surveillance clinique et un test d’effort seront effectués à intervalles réguliers au cours de la première année, puis une fois par an ou en cas de survenue de nouveaux signes afin de vérifier que la lésion ne s’est pas reproduite.

Et après ? Devrai-je suivre une réadaptation ?

Il est bien loin le temps où le malade ayant survécu à un infarctus du myocarde était considéré, au terme d’un séjour de plusieurs semaines au lit, comme un invalide définitif. Aujourd’hui, une équipe de réadaptation comprenant cardiologue ré-adaptateur, kinésithérapeute, psychologue, assistant(e) social(e), diététicien(ne), ergothérapeute prend en charge le malade dès l’admission à l’hôpital.

Le but est de remettre aussi rapidement que possible le patient dans des conditions optimales tant physiques, psychologiques que sociales. Après le retour à domicile, le malade a tout intérêt à participer à un programme de “Réadaptation cardiaque” comportant, comme élément principal, des séances d’exercices physiques sous contrôle médical 3 à 5 fois par semaine, mais aussi des conseils concernant l’alimentation, la façon de réduire le stress, la lutte contre les facteurs de risque, la reprise des activités professionnelles et de loisirs. Cette prise en charge globale nécessite donc un ensemble d’interventions:

  • Evaluation du pronostic de l’affection en cause afin d’orienter le type et la surveillance du réentraînement physique; celui-ci reste évidemment un élément essentiel de la revalidation;
  • Correction des facteurs de risque cardio-vasculaire (obésité, hypertension artérielle, troubles du métabolisme lipidique et glucidique, tabagisme et stress);
  • Evaluation du retentissement psychologique de la maladie, des comportements à travailler; apport du soutien nécessaire;
  • Etude de l’environnement familial, social; aide à la réinsertion professionnelle.

Est-il nécessaire de continuer à faire de l’exercice physique ?

Après un incident cardiaque majeur tel qu’un infarctus du myocarde, l’activité physique reste autorisée et même conseillée car elle intervient également pour réduire le risque de récidives ou complications, ce qu’on appelle “la prévention secondaire”.

Après la première période de revalidation cardiaque, la poursuite d’une activité physique est toujours conseillée par la participation aux activités de clubs de patients cardiaques aussi appelés “Coronary clubs” où l’exercice physique est stimulé de manière ludique sans esprit de compétition. Les séances sont supervisées par des moniteurs spécialisés ainsi que sous surveillance médicale par la présence d’un cardiologue ou d’un médecin.

Le but est le maintien et l’amélioration de la condition physique acquise en milieu hospitalier. Cela se passe dans le cadre d’une dynamique de groupe avec le soutien psychologique nécessaire.

Même si vous ne pouvez participer à ce type d’activité, une activité physique régulière, adaptée à vos possibilités, permet de diminuer le travail du cœur dans la vie de tous les jours en diminuant sa fréquence au repos ou à l’effort. Il en découle une réduction de ses besoins en oxygène et donc une diminution du risque d’ischémie.

Les sports d’endurance, qui permettent d’améliorer les capacités cardiovasculaires sans imposer d’efforts violents au cœur, sont recommandés. Dans tous les cas, l’augmentation de l’activité doit être progressive au cours de la même séance et d’une séance à l’autre.

La marche est ainsi hautement recommandée. Le footing, ou course lente, le cyclisme sur terrain plat ou la natation sont possibles à condition de ne pas faire d’efforts qui peuvent entraîner un essoufflement et de contrôler souvent (au moins  au début) la fréquence cardiaque. La gymnastique peut être pratiquée en alternance avec les sports d’endurance, car ces derniers permettent de développer ou d’entretenir le système musculo-articulaire. Les exercices impliquant un blocage respiratoire (l’haltérophilie par exemple) ou pouvant provoquer une accélération intense de la fréquence cardiaque sont à proscrire.

Dois-je lutter contre les facteurs de risque vasculaire ?

La gestion des facteurs de risque est une partie intégrante du traitement de la maladie coronaire. Lorsqu’ils existent (tabagisme, hypertension artérielle, anomalies lipidiques ou diabète), ils doivent être pris en charge impérativement.

Devrai-je changer mon régime alimentaire ?

Il y a des habitudes alimentaires particulières à adopter, surtout si vous présentez des facteurs de risque modifiables :

  • si vous êtes en surpoids ou présentez un tour de taille supérieur à 94 cm pour les hommes, 80 cm pour les femmes: il faut suivre un régime hypocalorique;
  • si vous présentez des anomalies lipidiques (cholestérol): un régime pauvre en graisses saturées et riche en oméga 3 est recommandé;
  • si vous êtes diabétique: surveillez particulièrement votre alimentation, équilibrée en sucre et pauvre en graisse et alcool;
  • si vous êtes hypertendu: suivez un régime pauvre en sel et en boissons alcoolisées. Dans tous les cas, votre médecin ou un nutritionniste/diététicien vous aidera à adapter vos habitudes alimentaires.

Ces mesures vont-elles changer mes habitudes de vie ?

Un régime alimentaire, l’arrêt du tabac, la pratique d’une activité physique peuvent effectivement entraîner une modification non négligeable des habitudes de vie. Ceci étant, les bénéfices qu’on peut en retirer, y compris dans la vie quotidienne, aident beaucoup à accepter ces contraintes.

 

Références :

  1. Brochure maladie coronaire et Infarctus Du Myocarde : 101 questions/réponses