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Mieux comprendre la maladie 1

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Qu’est-ce que l’Infarctus du Myocarde ?

L’infarctus du myocarde est l’une des deux manifestations du syndrome coronaire aigu.

L'infarctus du myocarde est occasionné par l'obstruction d'une artère du cœur par un caillot sanguin.

L'infarctus du myocarde est un accident cardiaque qui, chaque année, est à l'origine de nombreux décès et invalidités durables.

Qu’est-ce qu’un syndrome coronaire aigu ?

Il y a syndrome coronaire aigu lorsque le muscle du coeur ne reçoit plus assez de sang de façon soudaine et manque d’oxygène. On dit qu’il souffre d’ischémie.

L’ischémie peut être consécutive à une diminution de l’apport de sang assuré par les coronaires (les artères qui alimentent le muscle cardiaque). Elle peut également être provoquée par une augmentation des besoins en oxygène liée, par exemple, à l’exercice physique.

Le syndrome coronaire aigu peut avoir deux types de manifestations: certaines formes d’angine de poitrine ou angor, et l’infarctus du myocarde.

Dans l’angine de poitrine, le coeur est mal oxygéné, ce qui se traduit par des douleurs caractéristiques. L’irrigation reste toutefois suffisante pour qu’il n’y ait pas destruction des tissus cardiaques.

En revanche, dans l’infarctus du myocarde, une partie du coeur souffre et se nécrose à la suite de l’interruption brutale de son approvisionnement en sang.

Quels sont les symptômes les plus courants de l’infarctus du myocarde ?

Habituellement, l’infarctus du myocarde est révélé par des douleurs dans la poitrine évoquant un poids ou une barre en travers du sternum ou un serrement en étau au niveau de la poitrine.

Ces douleurs sont d’intensité et de durée très variables, de minime à intolérable, de quelques minutes à quelques heures.

Elles peuvent s’accompagner de douleurs à la mâchoire.

La douleur est souvent associée à une sensation de fatigue ou accompagnée de sueurs, de nausées, de vertiges et d’anxiété.

Cependant, les symptômes peuvent très souvent se résumer à une douleur isolée dans le bras gauche ou à une simple pesanteur au niveau de la poitrine.

Certaines personnes, en particulier les diabétiques, peuvent même présenter un infarctus du myocarde sans douleur appelé “infarctus silencieux”.

Quels sont les symptômes les plus courants de l’infarctus du myocarde ?


Quel est le mécanisme d’un infarctus du myocarde ?

Un infarctus survient quand les artères coronaires sont complètement bouchées.

L’occlusion d’une artère coronaire se produit généralement dans une région de l’artère dont la lumière (espace central de l’artère dans lequel circule le sang) est déjà réduite par une plaque “d’athérome”.

Elle survient suite à la formation d’un caillot de sang (ou thrombus): ce qu’on appelle une  thrombose au niveau de plaque d’athérome rompue. Ce mécanisme est appelé athérothrombose.

Les artères bouchées sont privées de sang riche en oxygène et ne peuvent plus alimenter les cellules du muscle cardiaque du territoire en aval de l’occlusion de sang oxygéné.

En conséquence, les cellules ne parviennent plus à se contracter et meurent en quelques heures (nécrose).

Qu’est ce qu’une athérothrombose ?

L’athérothrombose est une maladie diffuse qui peut toucher plusieurs artères telle que les artères coronaires, les artères cérébrales (artères qui irriguent le cerveau) et artères des membres inférieurs. Selon l’artère concernée, l’athérothrombose peut donner plusieurs manifestations cliniques telle que l’angor, l’infarctus du myocarde (IDM), l’accident vasculaire cérébral et l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs.

La maladie coronaire se caractérise par le rétrécissement d’une ou plusieurs artères du cœur (il y en a 3) appelées coronaires. Cette affection est à l’origine de l’angine de poitrine et de l’infarctus du myocarde, que l’on nomme communément la crise cardiaque. Ces artères se bouchent sous l’action de dépôts graisseux de cholestérol. Quand le débit sanguin est ralenti par une artère obstruée, le cœur et son enveloppe, le myocarde, ne sont plus correctement oxygénés ce qui fait souffrir les tissus cardiaques.

Dans la maladie coronaire, l’athérothrombose concerne les artères coronaires qui alimentent le coeur en sang oxygéné. En gênant la circulation coronaire, voire en l’interrompant, l’athérothrombose coronaire est la cause des manifestations de la maladie coronaire : angor stable d’effort, angor instable, infarctus du myocarde.

Quel est le mécanisme de l’athérothombose ?

Le premier événement est un dépôt de graisses dans la paroi de l’artère qui aboutit à la formation de plaques d’athérome qui, peu à peu, rétrécissent le diamètre intérieur des vaisseaux : on parle d’athérosclérose.

En cas de rupture au niveau cette plaque d’athérome, un caillot de sang (ou thrombus) peut se former : ce qu’on appelle une thrombose.

Ce mécanisme appelé athérothrombose entraîne une obstruction plus ou moins complète de l’artère et donc une interruption de l’irrigation sanguine des tissus situés en aval de l’occlusion.

Quel est le mécanisme de l’Athérothrombose ?


Quel est le lien entre l’artère bouchée et la douleur ?

L’athérosclérose est responsable d’une diminution du calibre des artères qui entraîne une diminution, voire une suppression de l’irrigation des tissus situés en aval de la lésion.

Or, au cours d’un exercice physique comme la marche, les besoins en oxygène des muscles augmentent.

Normalement, l’organisme s’adapte à ces besoins supplémentaires par une augmentation du débit sanguin, ce qui permet d’augmenter les apports d’oxygène dans les organes.

Lorsqu’une plaque d’athérome rétrécit la lumière de l’artère, elle gène l’écoulement sanguin et ainsi, empêche l’adaptation de l’apport de sang au muscle cardiaque situé en aval.

Mal irrigué, ce muscle souffre, dès lors, du manque d’oxygène, ce qui va se traduire par une douleur. A l’extrême, si l’artère est complètement obstruée, il y a interruption totale de l’irrigation du territoire musculaire situé en aval et, si cet état se prolonge, mort de ces tissus.

Quels sont les facteurs de risque de l’infarctus du myocarde ?

Un “facteur de risque” favorise l’apparition d’une maladie.

Pour ce qui concerne les maladies cardiovasculaires, on a identifié des facteurs de risque liés à l’environnement, à l’hérédité, à des maladies et à des habitudes de vie.

Certains facteurs de risque ne peuvent pas être modifiés. C’est le cas de l’âge, du sexe, des antécédents personnels ou familiaux.

Il existe toutefois des facteurs de risque sur lesquels il est possible d’agir. C’est le cas du tabagisme, du diabète, de l’hypertension artérielle, des anomalies du cholestérol et du manque d’activité physique.

Parmi les facteurs de risque significatifs et modifiables de la maladie coronaire, il est démontré que le contrôle de l’hypertension artérielle, du diabète, du taux de cholestérol et du tabagisme permet de diminuer le risque d’évolution de l’athérothrombose et donc, d’infarctus du myocarde.

Quels sont les différents stades de gravité de la maladie Coronaire ?

On peut envisager la maladie coronaire comme une succession d’étapes jalonnant la progression de la maladie athérothrombotique et l’oblitération croissante de la lumière des coronaires.

Toutefois, la maladie ne passe pas toujours par toutes les étapes. Parfois, la maladie coronaire évolue en silence.

Dans de nombreux cas, l’infarctus inaugure la maladie coronaire et survient sans avoir été précédé de douleur angineuse.

Souvent aussi, la première manifestation est un angor stable d’effort consécutif à la diminution de l’irrigation sanguine du myocarde en raison de la réduction de la lumière coronaire.

Quelle est l’évolution de la maladie coronaire ?

L’évolution de l’athérosclérose se déroule sur de nombreuses années durant lesquelles elle reste totalement asymptomatique. Elle peut commencer par provoquer des manifestations ischémiques telles qu’un angor stable d’effort lorsque le rétrécissement du diamètre de la lumière artérielle dépasse 50 %. La rupture d’une plaque d’athérome peut déclencher, via la formation d’un caillot, un syndrome coronaire aigu, c’est à-dire un angor instable ou un infarctus du myocarde. Le risque évolutif est un peu différent selon que l’on a affaire à un infarctus, à un angor instable ou un angor stable même si toutes les formes de la maladie coronaire peuvent entraîner des complications graves.

L’évolution d’un angor est ainsi très variable. Elle est fonction du caractère stable ou instable de l’angor, de la diffusion des lésions coronaires et de l’état du muscle cardiaque.

Le risque majeur est l’évolution vers l’infarctus du myocarde et ses complications.

Il faut souligner que l’évolution de la maladie coronaire s’est considérablement améliorée depuis 20 ans grâce à des progrès importants réalisés dans ses traitements médicamenteux, instrumental et chirurgical.

Ces progrès ont également eu des répercussions importantes dans le traitement de l’infarctus du myocarde. En 20 ans, la mortalité de la phase aiguë de l’infarctus du myocarde a ainsi été diminuée de moitié. Passée la phase aiguë de l’infarctus du myocarde, le risque de décès varie largement en fonction de l’âge, du sexe, de la qualité de la contraction du muscle cardiaque (fraction d’éjection du ventricule gauche), etc. Il faut souligner que ce risque est considérablement réduit par la prévention secondaire mise en place après l’infarctus, c’est-à-dire par la correction des facteurs de risque vasculaire, notamment l’arrêt du tabagisme et la prise d’un traitement médicamenteux adapté et par les techniques de revascularisation (angioplastie coronaire et pontage coronaire).

 

Références :

  1. Brochure maladie coronaire et Infarctus Du Myocarde : 101 questions/réponses