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Conseils au quotidien 1

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Que peuvent être les conséquences professionnelles suite à l’apparition de la maladie ?

D’une façon générale, la reprise du travail antérieur doit être la plus rapide possible. Elle est évidemment plus facile lorsqu’il s’agit d’une activité n’impliquant pas d’efforts physiques importants. Dans ce dernier cas, les résultats obtenus aux épreuves d’effort déterminent l’aptitude au travail.

Un changement de poste ou une reconversion devront être envisagés si l’état cardiaque interdit la reprise de l’activité antérieure.

Dans les infarctus non compliqués et sans séquelle altérant la fonction cardiaque, la reprise du travail peut se faire dès la fin du 1er mois en cas de profession sédentaire sans effort physique et à la fin du 2ème ou 3ème mois lorsque la profession implique une activité physique.

Dans un premier temps, reprendre à “mi-temps” peut permettre d’évaluer les possibilités de reprise réelle de l’activité professionnelle antérieure.

Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à contacter le médecin du travail, notamment si le poste de travail doit être aménagé.

Y a-t-il des précautions à prendre en cas de voyage ou de long déplacement ?

Le voyage en avion expose à des variations de la pression atmosphérique qui sollicitent le cœur et entraînent une augmentation de la fréquence et du débit cardiaque. Le transport aérien est en conséquence contre-indiqué en cas d’insuffisance cardiaque non maîtrisée, d’infarctus du myocarde en phase aiguë, d’angor instable ou de certains cas d’arythmies.

Dans les autres cas, il est recommandé de prendre au décollage et à la descente une dose de trinitrine sublinguale. En cas d’antécédents d’insuffisance cardiaque, il sera bon d’avoir sur soi un diurétique en comprimé. La prise d’un sédatif avant le départ peut être conseillé.

Y a-t-il des précautions à prendre lorsque je dois conduire ?

La conduite automobile n’est pas contre-indiquée en cas d’infarctus n’ayant laissé aucun angor résiduel, arythmie ventriculaire ou insuffisance cardiaque prononcée. Dans le cas contraire, il y a incompatibilité et l’intéressé doit alors prendre ses responsabilités (il n’existe pas de législation à ce sujet) et en parler à son médecin. De plus, certains médicaments sont susceptibles d’altérer la capacité à conduire des véhicules.

Ces changements conduisent-ils à un certain mal-être ?

Il est possible d’éprouver un certain mal-être quand on change ses habitudes de vie. Le fait d’arrêter de fumer est ainsi parfois difficile à vivre dans les débuts. Vous pouvez vous sentir anxieux, fatigué, avoir du mal à vous concentrer, etc.

Si vous devez de surcroît vous soumettre à un régime à cause d’un excès de cholestérol, de sucre ou de poids, vous allez avoir le sentiment que votre qualité de vie se détériore! Vous pouvez vous sentir angoissé, déprimé, avoir des sentiments négatifs.

En fait, si ces différentes mesures destinées à améliorer votre hygiène de vie sont difficiles à suivre au début, vous allez rapidement en ressentir les bénéfices et vous vous sentirez alors “mieux dans votre peau”. Si toutefois votre mal-être vous semble trop important, trop difficile à surmonter ou persiste trop longtemps, n’hésitez pas à en parler à votre médecin.

A qui puis-je m’adresser pour parler de ce que je ressens ?

Il est préférable d’éviter de garder pour soi ses sentiments négatifs. Il faut toujours exprimer ses émotions, ses sentiments, les “évacuer” pour mieux les accepter. Il est normal de se sentir perturbé quand on apprend que l’on a une maladie, que l’on redoute son évolution et que des modifications importantes de vos comportements et votre mode de vie vous sont imposés.

Marcher quand on n’en a pas envie, arrêter de fumer alors que l’on se sent complètement dépendant, perdre du poids alors que l’on doit déjà arrêter le tabac ... Il y a de quoi se sentir triste, anxieux, en colère, déprimé... Surtout, ne vous découragez pas, vous arriverez au but fixé progressivement, étape par étape.

Si vous en ressentez le besoin, il ne faut pas hésiter à partager vos sentiments, vos doutes, vos angoisses, vos interrogations avec votre famille, vos amis, mais aussi avec votre médecin de famille ou le spécialiste qui vous suit (cardiologue). Ils vous conseilleront. Si nécessaire, un soutien psychologique pourra vous aider à traverser ces moments difficiles. Certaines associations de patients peuvent aussi vous aider.

Quel rôle joue l’entourage ?

Le milieu familial joue un rôle essentiel. Il doit rappeler au patient qu’il doit prendre ses médicaments, se soumettre aux contrôles médicaux et respecter une bonne hygiène de vie.

Si le patient doit arrêter le tabac, son entourage l’aide, le soutient et l’encourage dans son sevrage. Surtout, il veille à ne jamais le culpabiliser en cas d’échec, mais l’encourage à recommencer. Si un régime est nécessaire, il veille à ce qu’il soit le plus agréable possible en mitonnant de bons petits plats aux saveurs relevées tout en limitant les graisses, les sucres, etc.

L’entourage peut également stimuler le patient dans sa rééducation à la marche en prenant du temps pour l’accompagner.

 

Références :

  1. Brochure maladie coronaire et Infarctus Du Myocarde : 101 questions/réponses