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Prise en charge 1

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Comment modifier son mode de vie ?

En modifiant votre mode de vie, vous prenez vous-meme en charge une part tres importante de la lutte contre la recidive d’AVC.

Exemples :

  • Arrêtez de fumer. Rien de moins facile, on le sait. Vous n’y arrivez pas seul ? Demandez conseil à votre médecin. Il existe aujourd’hui des consultations spécialisées dans l’arrêt du tabac, qui peuvent vous aider,
  • Limitez une consommation excessive d’alcool,
  • Equilibrez mieux votre alimentation en diminuant la consommation de beurre, d’œufs et de viandes grasses, en privilégiant les huiles végétales, en mangeant régulièrement du poisson, en augmentant la proportion de légumes et de fruits frais,
  • Faites régulièrement de l’exercice. Une simple promenade quotidienne, en marchant le plus longtemps possible, c’est déjà un pas dans la bonne direction. Vous devez aussi pratiquer les exercices prescrits par votre médecin rééducateur,
  • Si votre poids est excessif, efforcez-vous d’en perdre. Une meilleure alimentation et une activité physique y contribueront. Etant l’artisan de votre propre sante, félicitez-vous de vos progrès et soyez persévérant. Une bonne hygiène de vie, c’est difficile au début, mais bientôt vous en sentirez les bienfaits. En outre, vous contribuerez notablement à diminuer le risque de récidive d’AVC et d’autres pathologies vasculaires.

Pourquoi prescrit-on des antiagrégants plaquettaires (comme l’aspirine) ?

Vous vous souvenez du caillot sanguin (thrombus) qui peut se former dans une artère et venir la boucher ? C’est le mécanisme des infarctus cérébraux, qui constituent la majorité des accidents vasculaires cérébraux.

La formation du caillot est liée a l’agglutination (“agrégation’’) des plaquettes (petites cellules circulant dans le sang, en dehors des globules rouges et des globules blancs). L’aspirine est le premier médicament qui fut développe dans la famille des médicaments appelés “antiagrégants plaquettaires’’.

Pourquoi cette dénomination ? Parce que ces produits empêchent les plaquettes de s’agglutiner et diminuent ainsi le risque de formation de caillots artériels.

De très nombreuses études cliniques ont montre que l’aspirine, à une dose beaucoup plus faible que celle utilisée pour de nombreuses pathologies douloureuses, réduit le risque d’accident ischémique, non seulement au niveau cérébral, mais aussi au niveau coronarien.

Le risque de récidive d’infarctus cérébral ou d’infarctus du myocarde se trouve ainsi diminué. Il existe actuellement plusieurs médicaments appartenant à la famille des antiagrégants plaquettaires.

Quelle est la durée de prescription des antiagrégants plaquettaires ?

Le risque vasculaire, récidive d’infarctus cérébral ou d’infarctus du myocarde, persiste après un premier accident.

D’où la nécessité de poursuivre l’antiagrégant plaquettaire le mieux tolèré pour une durée illimitée, sauf si des effets secondaires apparaissent.

A-t-on recours à d’autres médicaments pour la prévention des infarctus cérébraux ?

Oui. Dans certains cas, plus rares, il est préférable d’utiliser des anticoagulants qui diminuent la coagulabilité du sang pour éviter la formation de caillots.

Ils sont prescrits lorsqu’il existe un risque de formation de caillot dans le cœur (embolie cardiaque), celui-ci pouvant migrer jusqu’au cerveau.

Peut-on prévoir le temps de récupération ?

La récupération peut être longue et on ne peut pas en fixer précisément les limites, qui varient en fonction de chaque patient. La récupération de la marche s’effectue sur plusieurs mois.

Même si la rééducation n’est débutée qu’au bout d’un an, un gain de récupération fonctionnelle peut être obtenu en aidant le patient a mieux utiliser les capacités qui lui restent.

Le principal des capacités de récupération de préhension est effectué apparemment dans les premiers mois mais elle peut s’étaler bien au-delà d’un an. En ce qui concerne la parole, certains patients continuent à faire des progrès plusieurs années après l’accident.

Peut-on prévoir le temps de récupération ?

La persistance d’un handicap est-elle fréquente, et quels troubles peuvent persister ?

Avant de répondre à cette question, il faut définir ce qu’est un handicap : le retentissement des séquelles en fonction des besoins du sujet.

Dans les AVC non transitoires, le risque de séquelles est important. Leur gravité dépend à la fois de la sévérité de chacune d’elles et de leur combinaison. Des troubles moteurs peuvent persister, ainsi que des troubles sensitifs, des troubles visuels, des troubles de la parole ou du langage, de la perception de l’espace, de l’attention et de la mémoire…

La persistance d’un handicap est donc fréquente. Son ampleur dépend des séquelles.

Quel est le suivi médical après un AVC ?

Au décours d’un AVC, le suivi médical doit être régulier; il est assuré par le médecin traitant en collaboration avec le neurologue.

Ceux-ci peuvent, dans certains cas, demander l’avis de médecins rééducateurs, pour mieux préciser les techniques de rééducation nécessaires, pour envisager la mise en place de traitements ou d’appareillage.

Pour les patients ayant une maladie cardiaque associée, un suivi régulier par un cardiologue est le plus souvent nécessaire.

Le médecin traitant et le neurologue coordonnent la prise en charge avec les kinésithérapeutes, les orthophonistes, voire les infirmiers et les aides soignants, qui feront part de leurs constatations aux médecins.

 

Références :

  1. Brochure Accident Vasculaire Cérébral : 101 questions/réponses